La région méditerranéenne possède des zones biogéographiques parmi les plus rares au monde et a connu des évolutions physiques et climatiques générant une biodiversité de première importance. Elle atteint des niveaux exceptionnels d’endémisme végétal et animal (espèces qui ne se trouvent nulle part ailleurs) et des niveaux critiques de perte d’habitat.
Ainsi, en 2005, la moitié des 25 000 espèces de plantes méditerranéennes connues (soit 9,2 % des espèces identifiées dans le monde sur un territoire équivalant à 1,5 % de la surface terrestre) sont endémiques. Les 9 pays méditerranéens incorporés dans l’analyse ont une biodiversité à la fois riche et vulnérable. On note l’importance de la diversité animale (invertébrés – notamment insectes, oiseaux, poissons de mer et d’eau douce, reptiles et amphibiens dans les zones arides). Cette biodiversité est très menacée par l’intensité des activités humaines liées à la densité de population, à l’intensité du développement (urbanisation, industrialisation) et à l’attractivité touristique. La superficie de leurs aires protégées a fortement progressé entre 1980 et 2005 ; sa part moyenne dans la superficie totale des différents pays n’atteint que 2,5 % en fin de période contre 12 % enregistrés dans la partie méditerranéenne de l’Europe.
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Source : Centre d’Analyse Stratégique